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Compositeurs Musique moderne (20 ème siècle)

Focus sur Arnold Schoenberg, Le « Jean Sébastien Bach » du vingtième siècle ?

 

Pour tout comprendre à la musique de notre époque, il faut passer par le vingtième siècle. Voilà pourquoi, ce site a pour vocation de parler de la musique du vingtième et du vingt-et-unième siècle car l’un ne va pas sans l’autre. Et surtout, l’époque du vingtième siècle est toute aussi inconnue que la nôtre en matière de musique dites « savante ». Je vais donc vous parler aujourd’hui d’une personnalité qui a bousculée la composition au début de 1900, Arnold Schoenberg.

Dans le titre ; j’ai osé comparer le grand Jean-Sébastien avec notre Arnold. Pourquoi ?

Explication : Deux siècles se sont écoulés entre la période baroque et le vingtième siècle. Bach avait mis à jour la musique tonale, utilisée jusque là par tous les compositeurs (De la période baroque jusqu’à la période romantique ). Et voilà que ce cher Arnold a voulu en faire qu’a sa tête et par réaction à l’écriture tonale, a inventé l’écriture atonale. Qui est devenu le courant de la musique sérielle avec l’écriture dodécaphonique. C’est à dire, la composition est sous forme de séries mélodiques qui s’entrechoquent. Une nouvelle vision musicale qui fut partager par beaucoup de ses disciples au début de 1900 au point de lancer le courant de la musique sérielle qui envahis alors toute l’Europe avant/Après guerre. Comme une nouvelle ère ! Ainsi comme Jean Sébastien Bach, il posa les bases de sa nouvelle théorie avec ses élèves et influença beaucoup de compositeurs, encore aujourd’hui. La musique d’Arnold Schoenberg n’a pas toujours fait école. Pendant la seconde guerre mondiale, il a été obligé de quitter l’Allemagne avec ses amis car il a été privé de ses activités et traité de « musicien dégénéré » avec tous ceux qui pensaient comme lui. Il a donc été obligé de partir loin de son pays, nazifié à l’époque. Il est parti aux Etats-Unis et a fait plusieurs pays Européens. Vivant dans un certain dénuement, Schönberg continue d’enseigner jusqu’à sa mort. C’est à des mécènes comme Elizabeth Sprague Coolidge et à des musiciens comme Leopold Stokowski, le pianiste Eduard Steuermann ou encore le violoniste et beau-frère du compositeur Rudolf Kolisch que nous devons les commandes de la plupart de ses œuvres de la période américaine. Après sa mort, il continu alors à inspirer moult musiciens même dans les années 2000. Son génie et sa théorie continuent à faire parler de lui. Comme Jean-Sébastien Bach… Sa musique est toujours souvent interprétée et enregistrée.

Les six œuvres les plus connues :

1897 : Quatuor à cordes en ré majeur

1899 : Nuit transfigurée

1903 : Pelléas et Mélisande opus 5

1911 : Gurrelieder

1912 : Pierrot Lunaire opus 21

1936 : Concerto pour violon et orchestre opus 36

Par Pierre Louis Michel

Je suis un passionné de musiques actuelles. Je dessine aussi.

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